Laboiteamouche

Pêche à la mouche naturelle

Le mot de Christian
La pêche au toc pyrénéenne
Les interrogations
Le mot de Christian.

Comment font-ils ailleurs ?
Mes premières surprises


On pêche en remontant le courant et Léon Foch doit se retourner dans sa tombe ! (bien que l'on pêche aussi de cette façon sur des ruisseaux très clairs dans les Pyrénées par souci de discrétion).
La tenue de la canne est insolite : à 2 mains parfois, tenue par le milieu, parfois verticale de haut en bas (quand on pêche sa berge en surplomb), les bras écartés et l'on suit parfois la dérive en marchant le long de la berge.
La pose de la mouche sur l'hameçon est aussi « approximative », pas de souci de dissimuler soigneusement la hampe ou la palette.
La conduite de la ligne est aussi surprenante : si on ne pose pas exactement l'appât à l'endroit souhaité, on peut « rectifier » en déviant la trajectoire de la ligne, même en coupant les veines de courant, voire en remontant l'appât (pauvre Léon) tout en accompagnant la dérive de petites tractions de la main, en effectuant des ralentissements ou des accélérations.
On n'essaie pas trop d'adapter la dérive de l'appât au courant qui commande, c'est plutôt la seule main du pêcheur qui impose le rythme et le lieu de passage de l'appât. Si le courant naturel n'amène pas la mouche à l'endroit désiré, c'est la main du pêcheur qui l'y conduit de façon un peu autoritaire. C'est une pêche de traque, de fouille, où on n'hésite pas à tourner et à rester autour du caillou prometteur même si le courant veut enlever la ligne pour la conduire ailleurs. Le pêcheur ne doit pas simplement se plier à la fantaisie du courant tout en l'utilisant, il lui faut plutôt souvent contrarier le sens naturel du courant pour imposer sa trajectoire, pour prolonger ou abréger la durée de la dérive.
C'est aussi une pêche ludique, amusante, inventive et surprenante.
Et au bout de ces surprises, je constate malgré tout que Christian prend plus de truites que moi.
Des questions....
Et des réponses...
La pratique me rassure assez vite.
On prend rapidement l'habitude de modifier la longueur de la barre, de la déplier, replier, ça devient automatique. De plus, la longueur de la barre permet d'explorer des postes lointains en toute discrétion, loin de la berge. On peut explorer des postes difficiles d'accès même pour des pêcheurs adroits qui lancent habilement avec une canne anglaise. Enfin, la mouche n'est pas si fragile puisqu'elle est posée délicatement sous le scion et non lancée. On peut donc effectuer plusieurs dérives consécutives avec la même mouche qui, même fripée et un peu terne, conserve son pouvoir attractif .
Bilan, je parviens à prendre quelques truites, mais bien moins que Christian cependant car il se montre plus habile avec la barre en main et pêche plus vite que moi en posant plus directement sur les postes convoités contrairement à moi qui effectue encore trop de « travaux d'approche » afin que la veine conduise (ou non) l'appât vers le poste. C'est mon constat, mais la grande expérience de Christian et son habileté ne sont certainement pas étrangères à ses succès.
J'apprends tout d'abord que la pêche à la barre n'est pas obsolète mais qu'elle reste encore très pratiquée et qu'elle peut s'exporter avec succès.
Avant ces parties de pêche, je croyais que la barre était réservée aux petits ruisseaux des hauts plateaux aux berges dépourvues de végétation, afin que sa longueur permette au pêcheur de se tenir loin de la berge. Mais je découvre qu'elle peut aussi s'utiliser sur tous types de cours d'eau.
Mouche bleue piquée sur Gamakatsu 2120F n°14 sur 12/100
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Conclusion
Le mot de Christian.